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 Family is not only by blood...

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Song Xuejian
Romancier

Mais IRP, j'ai pour avatar : Han GengJe suis âgé(e) de : 32Mon nombre de récits postés sur le forum est de : 74Je suis présent(e) sur le forum depuis le : 28/02/2012
MessageSujet: Family is not only by blood...   Mar 13 Mar - 6:37



« 敏秀, 你好. »
    *Bonjour, Min Soo


Le voilà dans cette chambre d’hôpital, cette même chambre qu’il pénètre à chaque jour à la même heure. 10 heures tapantes. Chaque jour il vient rendre visite à la personne qu’il aime et il lui parle. Oui, Min Soo est dans le coma depuis un an. Oui, il le sait très bien, il compte les jours sans s’en rendre compte. Non, il ne compte pas arrêter de venir lui parler. Il est persuadé que Min Soo l’entend et personne n’est allé le contredire. Prenant place dans sa chaise habituelle, il prit la grande main près de lui dans la sienne et y déposa un baiser, ravalant ses émotions comme à chaque jour depuis un an.

« Pourquoi tu ne te réveilles pas, 我的爱? »
    *mon amour


On lui disait que Min Soo ne se réveillerait pas avant que la douleur dans sa tête se soit entièrement dissipée. Pourtant il ne semblait pas souffrir, Xuejian avait souvent l’impression qu’il ne faisait que dormir.

« Wookie et moi on se fait une soirée pyjama ce soir. Tu lui manques, tu sais… »

Il se mordit la lèvre en regardant le plafond blanc, sentant cette sensation habituelle de picotement qui signifiait des larmes imminentes.

« Tu me manques aussi, tu n’as pas la moindre idée… Le lit est tellement froid sans toi, j’ai tellement peur de tomber quelque part et de me vider de mon sang… L’idée que tu te réveilles pour apprendre que Von Willebrand a eu raison de moi comme ça a eu raison de ma mère… je ne peux la tolérer.»

Ne tolérant pas plus la douleur dans son cœur, il se leva et, embrassant le front de son conjoint, lui replaça quelques mèches qui tombaient devant ses yeux fermés.

« 我爱你 »
    *Je t'aime


Il avait quitté la pièce puis sorti l’hôpital à grandes enjambées avant de sauter dans sa petite voiture électrique et de se rendre chez lui. Son condo était beaucoup trop grand pour lui. Partout, des photos de lui et Min Soo, de la petite sœur de ce dernier mais également de son cousin. Il Wook, surnommé Wookie par Xuejian qui trouvait cela plus facile à prononcer à l’époque. Prenant le cadre contenant une photo assez récente du jeune homme, il retrouva quelque peu sa bonne humeur avant de remettre le cadre à son endroit désigné.

Il avait une soirée à préparer.

Il sortit les matelas gonflables du rangement et les étala sur le plancher du salon une fois la petite table poussée contre le mur. La pompe électrique s’occupant de donner leur forme aux futurs lits de fortune, il farfouillait sa penderie pour trouver de bonnes couvertures. Lui qui avait toujours si froid ne pouvait se permettre de manquer de couvertures et d’avoir encore plus froid, il y avait des risques d’hypothermie…

Parlant de risques, avait-il pris ses coagulants avant de se lancer dans la redécoration intérieure? Non. Réalisant son oubli, il se dépêcha d’aller dans la salle de bain et d’avaler ces infâmes médicaments. Sa seule motivation à les prendre? Celui qui était inconscient dans une chambre d’hôpital toute blanche. Mettant les draps et les couvertures sur les matelas désormais entièrement gonflés, il fit le tour pour s’assurer que tout était en place pour la soirée pyjama. Puis, il alla dans la cuisine et se fit une liste de ce qu’il manquait. Ramassant ses clés, il alla faire ses cours ses et revint une heure plus tard, ses bras brûlant sous le poids de ses sacs. Il était peut-être trop motivé, au final.

Il n’avait pas vu la journée passer, à courir à gauche et à droite afin que lui et Il Wook puissent passer une belle soirée. Ce genre de soirée que Min Soo aimait faire, mais il n’était plus là pour les faire. Oh aller Xuejian, sois fort, un peu! Tu ne t’étais jamais appuyé sur ton sort auparavant, c’est quoi cette nouvelle façon?!

Faisant le tour une dernière fois, il remarqua qu’il était encore trop d’avance dans ses planifications… il avait du temps de libre. S’étalant de tout son long sur le divan, il prit son ordinateur portable et entreprit d’aller fureter sur le web en attendant l’arrivée d’Il Wook.
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Park Il Wook
Membre de "Origine" & Etudiant

Mais IRP, j'ai pour avatar : Son Dong Woon [BEAST]Je suis âgé(e) de : 27Mon nombre de récits postés sur le forum est de : 360Je suis présent(e) sur le forum depuis le : 14/02/2012
MessageSujet: Re: Family is not only by blood...   Jeu 15 Mar - 12:30

La fatalité de toute chose en ce bas monde était résolument un aspect de la vie qui effrayait le jeune homme qu’il était. N’ayant jamais été particulièrement chanceux dans sa vie et ce d’autant plus en voyant chaque être proche de sa personne le quittait sans le moindre mot, il arrivait que le jeune homme qu’il était, traverse de grandes périodes de troubles. Il n’y avait rein d’évidant et de facile qu’accepter la mort, tolérer que cette dernière vous enlève peu à peu ses êtres auxquels vous teniez si fortement. Pourtant, il se devait d’en avoir l’habitude, d’être dans une certaine mesure familiarisé avec cet aspect de la vie. Après tout la mort avait déjà frappée de nombreuses fois autour de sa personne. Cela avait commencé par la mort soudaine et déchirante pour ne pas dire déstabilisante qu’avait été celle de Mee Na, sa première petite amie. Une fille au cœur d’or, au sourire terriblement attachant et si pleine de vie que la plupart des membres de la grande ville qu’était Busan, avaient été troublés, peinés d’apprendre son décès. Seulement personne n’avait pu ressentir aussi profondément cette peine que sa personne, lui qui l’avait aimé profondément, de tout son cœur, parvenant à ses côtés à se reconstruire, retrouver dans une certaine mesure le jeune homme qu’il aurait du être si des passages de son existence ne s’étaient point réalisés. Lesquels ? Ils ne le savaient point, il avait dans une certaine mesure conscience qu’une partie de sa personne refusait de se souvenir de certaines périodes de son enfance. Min Soo, s’en était toujours particulièrement inquiété quand bien même les blessures psychologiques d’autrui n’étaient nullement son domaine de prédilection et il avait tenté de l’aider à sa façon, comme toujours.

Park Min Soo n’était résolument pas n’importe qui à ses yeux. Fils du frère ainé de son frère, il avait toujours été particulièrement proche de son cousin comme il l’était de Ilya, le fils également de la sœur de son père. Des cousins qui étaient tels des frères à ses yeux, dont il estimait leur personne et appréciait ô grandement leur compagnie. Min Soo avait toujours été le « Hyung » qu’il n’avait jamais pu avoir du fait du célibat de son géniteur. Pourquoi ? Il n’était nullement en mesure d’expliquer pourquoi son père ne s’était jamais remit avec quelqu’un d’autre, ni même les raisons qui avaient fais qu’il n’avait jamais sauté un cap décisif dans sa relation tendre et fraternelle avec la mère de Hyun Wook. A l’époque le monde des adultes semblait être tellement complexe pour des êtres tels qu’eux. On leur disait qu’ils ne répondaient pas aux critères de normalités de vie familiale mais cela faisait-il d’eux des être si différents des autres ? Aux yeux de certains sans aucun doute, il ne pouvait nullement oublier les commérages qu’allaient bon train en ce qui concernait le travail de la mère de son ami et sa relation avec son père. Certains n’avaient nullement hésité à dire qu’en réalité les deux garçons étaient des frères, certes nés nullement de la même femme mais qu’ils avaient un géniteur commun, son père. Était-ce la vérité ? En toute sincérité, il savait désormais que ce n’était point le cas. En décédant d’une maladie du poumon qu’il lui avait dissimulé, son père lui avait révélé l’identité de sa mère. Une mère pas comme les autres au statut plus que privilégier. Une découverte que toute personne n’ignorait, Min Soo y comprit. Pourquoi ? Peut être parce que ce dernier était désormais allongé sur un lit d’hôpital, inconscient depuis le même jour que le décès de son père ? Surement… ou pas, il ne saurait le dire.

La seule chose dont il était certain, c’était que dans une certaine mesure, il était peut être responsable de l’accident qui était arrivé à son cousin. Il ne pouvait résolument point oublier cette journée. Une journée où il avait reçu un mail de son cousin après de nombreux appels en absence dans lequel il lui demandait de lui indiquait le lieu dans lequel il se trouvait, qu’il avait une information importante à lui dire. Ce jour là, il avait cours et n’avait nullement eu la possibilité de répondre à ses appels, il lui avait alors répondu qu’il se trouvait dans l’auditorium de l’université, ayant un cours d’art théâtral. Il lui avait alors demandé de l’attendre là, qu’il arrivait dès que possible. Il se souvenait avoir attendu de longues minutes, heures même, ratant ses prochains cours alors qu’un mauvais pressentiment se faisait cruellement naitre au creux de son ventre. Il s’était longtemps demandé quels pouvaient êtres les raisons qui avaient fais que son cousin faisait autant de mystère. Le retard de ce dernier l’inquiétait sans le faire réellement. Peut être avait-il eu un imprévu ? Cela était possible, il se trouvait être médecin à l’hôpital et il avait pu avoir une lourde urgence à traiter. Leur domaine bien que très différents laissaient un grande place à l’inconnue. Ils ne pouvaient nullement être certains d’être présent et ce à l’heure à un rendez vous quand bien même le souhaitait-il et surtout si ce dernier avait pour ordre personnel. Pour percer dans leur métier, ils avaient dus faire des sacrifices, d’autres plus importants et dramatiques que d’autres. Il ne savait pas quel avait été le plus gros prix à payer pour Min Soo mais pour sa part, cela avait été sa relation très profonde avec son père. Un père qui s’était inquiété pour lui, qui avait réprimé son choix de monter à Seoul pour suivre son orphelin de meilleur ami dans son rêve effronté. Aux yeux de son père, ils l’étaient tous les deux, si gentils et innocents, il leur disait qu’ils allaient se faire dévorés et laissés pour compte avec seuls leurs yeux pour pleurer. Seulement il les avait sous estimés et la preuve était que désormais il avait un revenu très important et des perspectives d’avenirs tout autant. Oui il suffisait de continuer éternellement à travailler d’arrache-pied et il savait que tout était réalisable. Il devait simplement y croire.

Croire, encore et toujours. Cela avait toujours été une devise de son existence. Persévérant, il ne lâchait jamais l’affaire, sachant parfaitement être positif quand bien même les possibilités de chance de réussite s’amoindrissaient. Il était connu pour être un battant et quand bien même la vie se trouvait être chienne parfois avec sa personne, ses proches, il tentait toujours d’y croire. Ce jour en question avait porté un coup fatal à son existence. En l’espace de quelques heures, il avait perdu ou en parti, les deux équilibres sur lequel s’était reposé toute sa vie. Apprendre de la bouche d’un médecin autre que Min Soo que son père était décédé tandis que son cousin venait d’avoir un accident de la route, l’avait tout simplement laissé déstabiliser. Il se souvenait être resté sans voix, incapable de prononcer la moindre parole alors que son subconscient semblait peu à peu traité l’information, venir éclairer les parts de mystère de toutes les questions qui s’étaient imposées à lui. C’est la voix du compagnon de son cousin qui l’avait ramené à la réalité tandis qu’il s’était perdu dans les méandres de son esprit et que son corps s’était mit à trembler. La voix de ce dernier lui avait semblé si éteinte, si désemparée que malgré la culpabilité qu’il avait ressenti et éprouvait toujours il s’était rendu à sa rencontre pour le soutenir sans prévenir personne.

Au final des courses, cela faisait désormais presque un an que son cousin était dans un profond sommeil, un coma qui lui permettait de soigner peu à peu les blessures que son esprit avait reçu lors de cet accident. Un réveil dont les chances aux yeux des autres semblaient s’amoindrir mais ils gardaient espoir, il s’efforçait d’y croire. S’il n’était pas mort ce jour là, ce n’était résolument pas pour mourir des mois après, non Min Soo était bel et bien plus fort que cela. Il y croyait, fortement et ne cessait ô grand jamais de le dire à Xue Jian lorsqu’il avait l’occasion de le revoir. Le soutenir, c’était résolument la seule chose qu’il pouvait lui fournir et ce de toute manière dont il disposait pour le faire. Quand bien même se sentait-il coupable envers lui, d’être en mesure peut être le responsable qui avait fait que son âme sœur se soit retrouvé sur cette route, il ne pouvait s’empêcher de vouloir être là pour lui. L’être comme Min Soo l’avait été lorsque Mee Na était morte dans un accident similaire. Inconsciemment il se revoyait en Xue Jian et c’est peut être pour cela qu’il était susceptible de lui être d’un grand soutien. C’est pour cela qu’il se tenait devant la porte de l’appartement de son cousin. Connaissant les codes depuis des années pour s’y être rendu de nombreuses fois en ses lieux, il n’avait nullement eu besoin d’en informer le compagnon de son ami de son arrivée imminente. Du bout du poing, il donna deux coups brefs mais assez sonores pour informer ce dernier de sa présence en ses lieux. Attendant bien patiemment la réponse du romancier, il lui adressa un doux et spontané sourire lorsqu’il le fit apparaitre au coin de la porte qu’il venait ouvrir.

« Bonsoir Xue Jian, pour une fois tu peux me féliciter, je suis à l’heure. La classe, ne ? Nana a été gentille, elle m’a laissé la possibilité de m’éclipser avant tous les autres vu que je n’avait rien de prévu pour mon emploi du temps ce soir, donc me voila en chair et en os. Magnifique, ne ? » Lança-t-il dans un ton détaché et amical, ne se lassant ô grand jamais de faire le pitre dans une certaine mesure.

Il était là pour lui changer les idées et non venir l’abattre avec des pensées funestes, il espérait donc que son entrée en matière donnerait l’envie à son ami de sourire, voir rire. Pour cela, il avait même ouvert grand c’est bras pour s’imposer encore plus par sa présence et sa hauteur. Quel idiot, parfois…



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Song Xuejian
Romancier

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MessageSujet: Re: Family is not only by blood...   Lun 19 Mar - 5:06

Il fallait dire que Xuejian avait connu son lot de malheur en 25 ans. N’ayant pas eu de mère car elle était décédée à sa naissance, il n’avait pas plus bénéficié de l’amour de son père. Son enfance avait été comme un cauchemar, sans aucune connaissance du sens du mot « famille ». On l’avait nommé meurtrier dès ses premières heures de vie, pourtant ce qui avait tué sa mère n’était pas lui, mais une maladie… Le syndrome de von Willebrand. Trouble grave de coagulation qui n’avait pu être contrôlé par les médecins lors de l’accouchement. Résultat? Une grave hémorragie qui avait vidé la pauvre femme de son sang, rendant son mari veuf et son fils nouveau-né orphelin de mère. Pourtant c’était lui que l’on blâmait. Pourquoi pas les médecins? C’est eux qui avaient négligé la maladie de sa mère, pourtant!

Il lui arrivait parfois de se pointer devant le miroir a la sortie de la douche, de se regarder de la tête aux pieds, se demander qui il était sur cette Terre… à chaque fois ses yeux tombaient sur la cicatrice qui ornait sa hanche droite depuis déjà une demi-douzaine d’années. Souvenir de son anniversaire de 20 ans, de ce jour où il avait enfin dit à son père ce qu’il pensait, ce qui le tourmentait par rapport à toute cette histoire morbide qu’était sa propre naissance… de ce jour où son père avait levé la main sur lui, le battant sans aucune retenue, l’expulsion spontanée de deux décennies de haine envers le jeune homme à qui il avait légué ses gènes. Xuejian avait disloqué sa hanche en se faisant botter le corps à grands coups de pieds, pour finalement la casser lorsqu’il avait réussi à s’échapper, courant à toutes jambes malgré la douleur, carburé par de l’adrénaline à son état le plus pur avant de s’effondrer dans le jardin de pivoines de celle qui l’avait bercé toute son enfance. Cette cicatrice qui était le seul souvenir de ces jours à l’hôpital, d’une opération qui lui permettait encore de marcher aujourd’hui… une chirurgie qui avait sauvé sa jambe, certes, mais qui avait marqué sa chair à jamais.

Lorsqu’il faisait cela, un an plus tôt, il n’était pas rare de voir surgir Min Soo dans la salle de bain. Le magnifique Coréen prenait place contre le cadre de la porte et l’observait tandis que lui-même se détaillait et se trouvait de multiples défauts. Certains auraient pu le dire comme étant efféminé, tellement soucieux de son apparence mais jamais satisfait. Lorsque justement ces insatisfactions apparaissaient dans son regard et qu’il tolérait à peine de regarder son propre reflet, un autre apparaissait dans le miroir. Min Soo. Ce dernier se collait contre lui par derrière tout en le regardant dans l’image face à eux. ‘Tu es magnifique, Xue.’ Lui murmurait-il contre l’oreille avant de le retourner et de se laisser tomber à genoux pour déposer un baiser tendre sur la peau cicatrisée. Puis il lui mettait une serviette autour de la taille et le soulevait pour l’apporter loin de ce miroir aux multiples défauts.

Mais Min Soo n’était plus là pour le rassurer. Min Soo allait lui aussi avoir des cicatrices sur son corps parfait… Non. On lui avait dit que non. Min Soo n’avait pas de problèmes de coagulation comme lui, problèmes qui auraient pu nuire à la cicatrisation des plaies liées à l’accident. Non, son conjoint était toujours aussi parfait… il l’aurait été même avec des cicatrices. Son absence, cependant, ne parvenait pas à cicatriser dans le cœur de Xuejian.

Il était devenu légèrement paranoïaque, sachant qu’il pourrait passer plusieurs jours sans que personne ne le trouve s’il devait se blesser et saigner sérieusement. Il était un jour tombé d’un escabeau dans le salon après avoir réinstallé les rideaux et avait perdu conscience. C’était Min Soo qui l’avait apporté à l’hôpital pour faire drainer l’hémorragie qui s’était présentée sous sa peau… mais maintenant, qui le ferait? Il n’y avait plus personne qui était régulièrement avec lui. Monsieur et Madame Park appelaient une ou deux fois dans le mois, juste pour prendre des nouvelles, mais ne venaient pas lui rendre visite. Son éditeur lui envoyait des courriels avant de l’appeler… et il appelait seulement si les courriels n’étaient pas répondus. Il n’avait pas d’ami proche non plus. Il se plaisait à se dire que quelqu’un remarquerait son absence sur ce site où il allait… mais qui associerait Snowflake à Song Xuejian? Non, sans Min Soo, il se sentait beaucoup trop vulnérable.

Oh, il aurait pu blâmer Il Wook pour l’accident. Il aurait très bien pu. Il avait beaucoup trop conscience de ce que cela impliquait, que de blâmer quelqu’un qui n’était pas à blâmer. Tout comme on l’avait blâmé pour la mort de sa mère alors que les médecins étaient les responsables, on aurait pu blâmer Il Wook… tandis que le responsable, c’était l’imbécile qui avait grillé son feu rouge. Il avait entendu quelques personnes, dont de la famille, mentionner la responsabilité du jeune homme, mais cela l’avait rendu fou de rage, tellement qu’il en avait terrorisé sa belle-famille, surpris cet homme qui venait d’apprendre la mort de son jeune frère et celle possible de son fils. Le père de Min Soo était terriblement ébranlé, il n’y avait aucune autre raison pour qu’il considère blâmer son neveu ainsi, mais Xuejian lui avait parlé et remis les idées en place. Depuis, il avait tenté de reprendre ce rôle de « hyung » que Min Soo avait laissé vacant. Il ne voulait pas remplacer son conjoint, celui-ci était absolument irremplaçable, mais il désirait avoir le poste par intérim… Min Soo ne dormirait plus pour très longtemps, non?

Pour ces raisons, le jeune homme était le bienvenu chez lui, comme il l’avait toujours été. Xuejian souhaitait qu’il vienne plus souvent, mais la carrière d’un idol prend bien plus d’espace dans un horaire que bien d’autre. Oh, le Chinois avait l’habitude des horaires contraignants, il vivait avec un médecin, mais comparé à son horaire d’écrivain… le jour et la nuit. C’était pourquoi il ne pouvait se permettre d’être frustré par les grands écarts entre chaque soirée pyjama que les deux jeunes hommes se faisaient. Xuejian était bien décidé à faire en sorte que celui-là soit aussi réussi que les autres.

Il avait entendu les coups, puis la porte s’ouvrir avant qu’il n’arrive à s’y rendre. Quelqu’un d’autre serait entré sans qu’il ouvre la porte lui-même, il se serait vexé, mais Il Wook avait eu accès à ce condo bien avant lui, donc il était loin d’en faire un plat. Il n’avait pu s’empêcher de sourire en voyant son cousin par alliance et ami faire de même.

« En d’autres mots, tu n’as aucun mérite pour ton arrivée? » taquina-t-il en retour. Il avait découvert ce côté de sa personnalité à force de devoir répliquer sans cesse à son conjoint. Ce qu’il avait envie de lui répliquer quelque chose… mais fallait-il que Min Soo lui parle pour commencer.

« Mais je dois avouer que je seconde le ‘magnifique’… ça coule dans vos veines chez les Park, cet adjectif? »

Enfin, si c’était pour changer les idées de Xuejian, ce n’était pas gagné… Même en faisant des blagues, Min Soo hantait son esprit….
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Park Il Wook
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Mais IRP, j'ai pour avatar : Son Dong Woon [BEAST]Je suis âgé(e) de : 27Mon nombre de récits postés sur le forum est de : 360Je suis présent(e) sur le forum depuis le : 14/02/2012
MessageSujet: Re: Family is not only by blood...   Jeu 22 Mar - 20:31

« L’innocence sauve du désespoir. ». Cette citation d’André Rochette, tiré de « Pile ou face », était résolument une phrase qui convenait parfaitement au jeune homme qu’il était. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans une certaine mesure et inconsciemment envers sa propre personne, il se cachait derrière cette image si parfaite d’un enfant qui ne souhaitait nullement grandir, qui souhaitait préserver à tout jamais cette part de sa personne, qui faisait qu’il pouvait continuer de fuir sans avoir l’impression d’être un lâche. Fuir, était résolument un art dans lequel il excellait à la merveilleuse. Beaucoup de faits faisaient qu’il préférait se fermer à certaines vérités que de les affronter, de se sentir blesser par celle-ci et ainsi par la même occasion perdre ce trésor que la vie lui avait mit entre les doigts lors de sa naissance. Seulement, sans même qui lui-même ne le sache, il l’avait perdu, bien trop tôt sans aucun doute aux yeux de certaines personnes si seulement celles-ci avaient seulement eu vent de ce qu’il lui était arrivé ce jour où il semblait avoir fugué, boudé dans son coin vis-à-vis d’une bêtise pour laquelle on l’avait grondé. Après tout, n’était ce pas des choses qui pouvaient arriver ? Les enfants étaient après tout très connus pour réagir de cette façon, afin de montrer leur mécontentement, d’aller faire couler des larmes qui avaient pour origine que le simple fait qu’ils avaient peur que leur géniteurs seraient à jamais fâchés contre eux. Dans ce cas là, il suffisait seulement à ces derniers de retrouver la cachette de leur progéniture, de venir le prendre dans leurs bras et le rassurer tels des parents se devaient de le faire. N’était-ce pas après tout une scène de la vie courante ? La scène qu’il avait connu durant cette dite journée où sa vie avait radicalement changée, s’assimilait à cette dernière. Un jour durant laquelle il avait été kidnappé par un être abject, un homme dangereux, un destructeur d’innocence qui était l’unique responsable de cette cicatrice qu’il possédait depuis au niveau de la hanche.

Même à l’heure actuelle, il n’était nullement en mesure de répondre aux questions concernant cette dernière, se contentant seulement de sourire faiblement par politesse en bafouant un léger « un simple accident… je me souviens plus. ». Il ne mentait pas, il ne savait pas ce qu’il s’était passé ce jour en question, il semblait être atteint d’une amnésie dont personne semblait avoir prit conscience car ce jour là, pour la toute première fois il avait menti sans le savoir. Son esprit avait décidé de lui faire croire qu’il avait passé la journée dans sa cachette qu’il partageait avec Hyun Wook et il avait dit cela. Seulement son esprit avait menti, avait prit la décision de garder à jamais secret cette expérience qui aurait singulièrement changé totalement le jeune homme qu’il avait été. Sans aucun doute que sans cela, il ne serait pas là où il se tenait actuellement. Peut être qu’il serait devenu fou, qu’il aurait préféré se couper du monde entier pour fuir ses sombres images dégradantes qui ne cesseraient de le tourmenter comme ces dernières le perturber chaque nuit qui passait lorsqu’il lâchait prise, qu’il laissait son esprit pleinement se reposer sans être en mesurer de le contrôler. Oui, sans aucun doute que son inconscient avait prit la bonne décision en fermant son esprit de la sorte au jeune enfant qu’il était à l’époque, continuant encore à le faire pour le préserver encore et toujours. Ainsi, il pouvait se tenir là, devant l’amant de son cousin qui se trouvait être un frère pour lui. Etre là pour lui, lui changer les idées, le faire rire, raconter tant de bêtises et d’anecdotes sur sa vie d’Idol qu’une seule nuit ne serait surement pas suffisante… l’arracher ainsi pour quelques heures de son inquiétude perpétuelle vis-à-vis de l’être qui encore un an partageait sa vie, faisait de celle-ci un émerveillement.

Bien que Min Soo ne fût résolument pas le genre à avouer quoique ce soit, il était indéniable qu’il tenait à Xue Jian comme à la prunelle de ses yeux. Il lui était arrivé de faire face parfois à l’expression capricieuse de ce dernier lorsqu’il se tenait aux côtés du jeune homme qui se trouvait sous ses yeux. Autant dire qu’il ne pouvait agir de cette façon que parce que ses sentiments étaient sincères pour l’homme qu’il titillait parfois par amusement, allant à l’encontre de l’image si sérieuse que ce dernier lui connaissait en temps normal. Après bien entendu tout ceci n’était qu’une impression qu’il avait toujours eu, il ne pouvait nullement s’avancer sur un tel terrain mais si après un an de coma, ce dit amant restait à ses côtés, c’est bel et bien parce que leur amour était sincère… une histoire qui ne cesserait ô grand jamais de s’approfondir face à toutes les épreuves qu’ils auront à vivre par la suite si ce dernier s’éveillait enfin de son sommeil profond. Un réveil qu’il escomptait pour bientôt, étant persuadé qu’il ne pouvait point en être autrement et il ne se passait pas un seul jour sans qu’il n’attende un appel de Xue Jian, un message pour lui annoncer cette nouvelle. La vie ne pouvait point être assez fourbe pour lui retirer la vie alors qu’il avait continué à survivre jusqu’à ce jour, n’est ce pas ?

Dans tous les cas, comme ils l’avaient prévu, il se trouvait là devant la porte des amants actuellement séparés… des amoureux qui auraient pu être encore là, ensemble, si Min Soo n’avait nullement prit sa voiture pour venir à lui, lui annoncer de vive voix le décès de son père… de cet homme qui ne l’avait pas soutenu dans son désir de devenir une star mais un être qu’il avait aimé, qu’importe si leurs différents les avaient menés à cette situation où simples quelques lettres se trouvaient être leurs moyens de communications. Il ne pouvait nier que ce jour là, il s’était senti totalement perdu, vide pour ne pas dire cruellement coupable et bien qu’il s’efforçait de ne point y penser, pour ne point se miner le moral, il était difficile de ne pas songer à ses mots si blessants que son oncle lui avait hurlé, quand bien même se trouvait-il tout autant bouleversé que lui. Il se souvenait qu’il avait eu que la force de baisser le regard, s’inclinant encore et encore dans des désolés sincères dans des sanglots étouffés, qu’il s’évertuait à ne point faire attendre. Il n’avait eu de cesse de ne pas craquer devant ses proches, y était parvenu d’autant plus lorsque le jeune homme était venu à sa défense, lui aurait eu toutes les raisons de le blâmer, lui qui aurait pu le haïr mais dont la bonté de cœur l’empêchait assurément de le faire… Pourquoi ? Peut être que c’était dans sa nature, qui sait ? Depuis ce jour, il s’était promit de le soutenir, d’être là si il avait besoin de se changer l’idée ou de parler de ses problèmes, prendre dans une certaine mesure un peu la place de Min Soo en sachant que c’était tout simplement impossible. Son emploi du temps ne lui permettait nullement de le faire, d’être là dès lors que le jeune compagnon de son cousin le voulait, il avait trop d’obligations mais il faisait de son mieux, à défaut d’être parfait.

Lorsque son ami lui avait lancer en le taquinant qu’en d’autres mots, il n’avait aucun mérite pour son arrivé, il posa les poings sur ses hanches faussement boudeur alors qu’il gonflait doucement les joues en plissant les yeux pour faire en sorte que sa comédie soit réaliste… autant dire un jeu bien trop exagéré pour que cela soit réaliste… du moins si il n’y mettait pas un peu plus du sien dans son interprétation. Une chose bien inutile alors qu’il l’entendait lui avouer qu’il secondait le « magnifique »… que ça coulait dans les veines des Park, du moins le supposait-il. A cette remarque qui faisait bien ressortir que son cousin ne quittait nullement ses pensées, il n’eut nullement une expression triste ou quelque peu blessé pour lui. Le faire lui donnerait alors l’impression que son cousin n’était plus, ce qui n’était point le cas, il se reposait en fin de compte pour la belle au bois dormant dans le conte de fée du même comte. O bien entendu, en faisant cette comparaison, il savait pleinement qu’un baiser ne suffirait pas à l’en sortir mais au moins cela voulait dire qu’il n’était pas mort.

« Tss… » Pesta-t-il doucement alors qu’il plissait encore plus les yeux pour faire genre qu’il était mécontent alors qu’il poursuivait en croisant les bras, dans une voix faussement boudeuse alors que son regard se faisait limite malheureux. « Tu devrais plutôt être heureux… Nana a été gentille sur ce coup, elle aurait pu me donner encore plus de travail et résultat, je n’aurai pas été ici présent en temps et en heure. Donc oui tu peux me féliciter d’avoir été un membre parfait, qui a fait son travail parfaitement pour avoir été en mesure de déserter avant tous les autres… Eh oui, il ne faut pas se fier à sa bouille toute mignonne… Nana est pire qu’un général de guerre… »

A la fin de ses mots, il tira la langue en laissant un fin sourire se dessiner sur ses lèvres alors que du bout d’un de ses pouces, il indiquait à son ami, l’espace qui se trouvait derrière lui en finissant simplement dans un sourire cette fois ci franc et spontané, mêlé à un rire qui se voulait doux.

« Bon, tu me fais rentrer ou tu comptes me faire établir mes quartiers dans le couloir… parce que j’ai beau avoir pris ma tente et mon futon préféré dans mon sac magique… je ne suis pas très bien sur que les voisins apprécieront… quoiqu’un si charmant jeune homme sur le pas de la porte… tes voisines sont mignonnes ? »



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Song Xuejian
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MessageSujet: Re: Family is not only by blood...   Jeu 29 Mar - 4:12

On lui avait dit maintes fois qu’il était un meurtrier, que sa naissance avait tué sa mère. Il lui avait fallu sa grand-mère maternelle pour lui faire comprendre que ce n’était pas l’ensemble de son entourage qui pensait ainsi… mais c’était Min Soo qui lui avait enlevé la culpabilité, Min Soo qui avait pris le temps de s’asseoir avec lui et lui expliquer tout ce qu’impliquait le syndrome de Von Willebrand.

‘Une femme avec cette maladie sait ce que cela implique de porter un enfant et de le mettre au monde. C’était la décision de ta mère. Sinon tu crois vraiment que tu porterais un nom qu’elle-même t’avait choisi?’

Il avait passé cette soirée à pleurer. Il se souvenait comment Min Soo l’avait bercé, cajolé… Sans mot, il lui avait dit qu’il comprenait, qu’il savait que Xuejian pleurait sa mère pour la première fois… qu’il avait enfin fait son deuil pour de bon, 24 ans plus tard.

‘Ne laisse personne te blâmer pour leur perte. Ils devraient plutôt te soutenir ou te plaindre à la limite… privé de l’amour de plus important… Aller viens là, je t’en donner de l’amour, moi!’

Il avait été enveloppé dans une douillette chaude et serré contre son conjoint qui l’avait couvert de baisers en riant doucement. Min Soo était fantastique à ce point : au-delà de l’homme charmeur qui ne semblait pas prendre la moindre chose au sérieux, il y avait celui qui était prêt à virer le monde à l’envers pour ceux qu’il aimait. Il Wook faisait partie de ces gens. C’était son jeune cousin, ce petit frère qu’il n’avait pas. Lorsque l’on avait déterminé les circonstances entourant l’accident du médecin, Xuejian n’avait pas été étonné. C’était totalement quelque chose que Min Soo aurait fait que de quitter le travail sur un coup de tête pour aller personnellement prendre soin de son cousin à l’annonce de la mort du père de ce dernier. La question n’était pas là, de toute façon, car l’accident avait été causé par l’autre conducteur… comment pouvait-on blâmer Il Wook? ‘Ne laisse personne te blâmer pour ta perte’ …mais ils n’avaient pas réellement perdu Min Soo, de toute façon. Il en voulait à son beau-père pour ses propos si cruels à l’endroit de son neveu. C’était probablement cet évènement qui avait rapproché Xuejian et Il Wook, au point où ils s’organisaient désormais des soirées pyjama… de gars, quand même! Oubliez les magazines et les potins, intégrez plutôt la bouffe et les histoires de famille.

Il fallait aussi inclure les répliques taquines, aussi. Cela semblait être une spécialité familiale car même la petite Soo Jin savait le faire. Xuejian n’avait pas eu d’autres choix que d’apprendre à faire de même car il était hors de question de se faire remettre en place par une gamine de sept ans! Heureusement, il avait appris du meilleur. Il ne put s’empêcher de sourire en pensant que Min Soo serait probablement fier de lui s’il pouvait constater son progrès.

Autre chose qu’il avait dû apprendre : les Park sont prêts à tout pour vous amadouer. Il y avait les sourires charmeurs de Min Soo, les yeux humides de Soo Jin… et les « grosses joues » d’Il Wook. Des dernières avaient bien failli l’avoir la première fois qu’il y avait été confronté, jusqu’à ce qu’il réalise à quel point c’était exagéré, à quel point cela ne pouvait être sérieux, être vrai. Min Soo avait ri de lui la majeure partie de la soirée. ‘Il a réussi à t’avoir!’. Disons qu’il avait eu sa leçon et que depuis ce temps il ne pouvait que rire en voyant son cousin par alliance s’exécuter, ce qu’il fit dès que la situation se présenta, signe qu’il ne se laisserait plus jamais avoir. Dans de pareilles situations, il était dur de croire que Xuejian souffrait d’une timidité maladive. Il fallait dire qu’il était chez lui, avec une personne de sa famille. Sortez-le parmi le grand public et il se fera le plus discret possible. Il n’était pas rare, un an plus tôt, de le voir marcher légèrement derrière son conjoint, tentant en quelque sorte de se cacher. Sans Min Soo à ses côtés, il ne sortait désormais que pour ses déplacements usuels, dans des endroits où il était habitué aux gens s’y trouvant. Son plus grand calvaire était les séances d’autographes lorsque l’un de ses bouquins était publié. Ces gens qui le complimentaient sur sa plume ou qui lui faisaient part de leurs théories pour la suite de la saga, ils l’intimidaient au plus haut point.

Lorsqu’Il Wook lui répondit, il ne pouvait s’empêcher de montrer son envie de rire, le coin de ses lèvres faussement pincées se retroussant vers le haut dans un sourire mal caché.

« Bon, bon, bon… le lot des idols, d’être maltraités par leurs managers tyranniques. Chaque fois que tu m’en parles je bénis le ciel de partager mon lit avec un médecin et non un mannequin tel que prévu… »

Plusieurs parlaient de Min Soo comme s’il était mort, parlant au passé et avec une boule dans la gorge. Pas Xuejian. À l’entendre parler, on pourrait aisément croire que son amoureux est absent pour affaires, qu’il allait revenir à la maison d’un jour à l’autre. Parlant de la maison, Il Wook lui demandait pour entrer. Quel imbécile il faisait, à laisser son ami planté ainsi dans l’entrée!

« Tes quartiers sont déjà installés à côtés des miens. Emplacement stratégique : devant la télé! Aller, entre! Pas la peine de t’occuper des voisines, elles n’en ont que pour ton cousin, tu es probablement trop jeune pour elles… Je crois que même moi je le suis! »

…pourtant Min Soo et Xuejian ont seulement 15 mois de différence!

« Mais c’est peut-être parce qu’il s’est amusé avec elles avant que j’emménage, qui sait? »

« S’amuser » avec les voisines ne pouvait dire qu’une seule chose : que Min Soo avait probablement réussi à charmer les dites voisines et les attirer dans son lit, à l’époque où il était un véritable Don Juan insatiable. Encore aujourd’hui, ses parents se demandaient comment Xuejian avait réussi à le faire changer de rythme de vie, eux qui s’inquiétaient que ses escapades nocturnes détruisent ses chances de devenir médecin. Le Chinois n’avait aucune idée de ce qu’il avait fait de particulier, n’ayant rien fait de plus que de succomber à ses sentiments plus d’une fois alors que Min Soo et lui n’étaient que colocataires... Plusieurs personnes n’aimeraient pas parler des conquêtes de leur amoureux, mais Xuejian n’en faisait pas partie. Il n’en avait rien à faire que son conjoint ait couché avec un nombre indéterminé de personnes avant lui, tant que celui-ci ne s’égarait pas dans le lit de quelqu’un d’autre durant leur relation. Maman Park ne cessait de dire que Min Soo avait eu de la chance de le trouver. Xuejian trouvait qu’ils en avaient eu tous les deux….

Laissant place à Il Wook pour entrer dans le condo, ce dernier avait accès à la vue du salon, littéralement transformé en campement grand luxe. Les matelas gonflables étaient étendus sur le sol, des draps soyeux les recouvrant, sans parler des épaisses couvertures par-dessus. Sur la table juste à côté, Xuejian avait mis le paquet : popcorn, chips, jujubes, jus, boissons gazeuses… et une tasse de thé semi entamée sur le coin… ce traditionnel oolong que Xuejian buvait à tous les soirs depuis très longtemps. Une pile de films récents avait été placée à côté du lecteur Blu-Ray. Bon, plusieurs étaient couverts d’écriture en Chinois, donc ils étaient hors de la liste même si Xuejian les trouvait plus facile à écouter… avec Min Soo il réussissait à faire en sorte d’avoir les sous-titres lors d’un film coréen, mais avec d’autres, il n’osait pas demander. Bref, il avait pensé à tout et on aurait cru un de ces pyjamas partys pour une dizaine de personnes comme on voyait dans les films américains… seule ombre au tableau? Un appareil médical dans le coin du salon, un appareil respiratoire pour être précis, juste à côté du matelas qui devait être celui de Xuejian. En fait, en plus de son satané trouble sanguin, le jeune homme était affligé d’un autre trouble nommé hypopnée du sommeil. Un proche cousin de l’apnée du sommeil, il nécessite également l’utilisation d’un appareil spécialisé la nuit. Xuejian n’en avait pas constamment de besoin en temps normal mais avec le stress du coma de Min Soo, c’était pire que jamais, donc il ne prenait pas de chances et le portait pour dormir.

« Donc tu connais la formule…. Tu fais comme chez toi. Sauf si c’est pour faire des dégâts, ceux-là garde-les pour chez toi »
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Park Il Wook
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Mais IRP, j'ai pour avatar : Son Dong Woon [BEAST]Je suis âgé(e) de : 27Mon nombre de récits postés sur le forum est de : 360Je suis présent(e) sur le forum depuis le : 14/02/2012
MessageSujet: Re: Family is not only by blood...   Dim 1 Avr - 14:06

Devenir acteur et se faire connaitre dans ce domaine, se trouvait être résolument le plus grand rêve du jeune homme qu’il était. Il n’était nullement en mesure de déterminer les raisons qui avaient faites qu’il avait prit ce choix d’avenir lorsqu’il n’était encore qu’un simple enfant mais il se souvenait ô combien il avait apprécié jouer la comédie pour la première fois dans une pièce de théâtre organisée par l’école primaire qu’il fréquentait. Il avait certes joué qu’un rôle secondaire à cet époque mais il s’était pleinement senti à l’aise de revêtir une nouvelle identité, nom, se plaisant même à jouer ce dit personnage dans la vie courante pour l’avoir dans la peau. Depuis cette découverte, il était entré dans un club de théâtre et quand bien même, il avait du stoppé cette activité lorsqu’il était monté à Seoul pour entrer dans l’agence des « Origine », il n’en resté pas moins qu’il continuait à prendre très au sérieux les rôles qu’on lui remettait lors de ses cours d’expressions scéniques et d’interprétation. C’était d’ailleurs souvent le sujet de raillerie de ses camarades du groupe lorsque le jeune homme se devait d’interpréter un don juan, aux multiples conquêtes, un peu présomptueux et empli d’orgueil. Il lui arrivait donc d’essayer de parfaire son jeu devant les demoiselles au sein de l’école ou même devant les caméras des émissions quotidiennes qui leur était consacrée. Ainsi il avait prit l’habitude d’attendrir ses fans qui le trouvait à leurs yeux trop adorable lorsqu’il se faisait reprendre par l’un des membres du groupe, voir même Nana qui se moquait de lui en disant qu’il était TOUT sauf crédible. Ce qu’il n’était résolument pas totalement faux. Il était loin d’être un dragueur, d’être même un homme à femme. Certes, il possédait une certaine beauté et il en avait pleinement conscience, il lui arrivait même d’en jouer pour avoir certains avantages mais tout était royalement innocent. Souvent il s’en servait pour avoir des gâteaux supplémentaires à la cantine de l’université, recevoir des petits bisous sur la joue par une noona qu’il trouvait très belle ou pour se faire tout simplement pardonner la moindre erreur. En gros pour des choses bien inutiles en fin de compte mais qui faisait tellement sourire, voir rire ses victimes qu’il ne pouvait point s’en empêcher, étant résolument enchanté d’être en mesure de les amuser pour un temps.

Ainsi on le prenait aisément pour le joyeux luron du groupe, qui passait son temps à taquiner et à faire des bêtises pour amuser la galerie. Ce qui n’était résolument pas faux puisqu’il était ainsi mais en comparaison, il possédait un côté très sérieux qui faisait de lui un membre tout aussi professionnel que les autres, bien qu’il avait toujours tendance à faire plus de gaffes que les autres. Des erreurs commises à cause d’une faute d’inattention de sa part lorsque la fatigue surpassait sa raison et faisait de lui un être incroyablement faible, qui ne tenait debout que par la force de sa volonté. Une volonté très forte qui faisait que quand bien même il n’avait pas réellement dormi depuis des jours, il tenait encore le coup, tâchant de se montrer digne de cette confiance qu’on lui accordait, jour après jour alors que le groupe prenait de plus en plus d’importance dans le monde de la musique. Ce troisième album qu’ils étaient encore en train d’enregistrer petit à petit dans le studio de l’agence était sur le point de sortir dans quelques mois, ils se devaient donc d’exceller, d’être au meilleur de leur capacité pour ce retour tant attendu. Chose à laquelle il veillait du mieux qu’il pouvait quand bien même ses insomnies étaient de plus en plus invivables tant il lui était impossible d’aller se reposer tout près du seul être qui parvenait à apaiser son âme : Hyun Wook. Il ne pouvait alors nullement nié que malgré cette apparence joviale et même résolument pleine d’énergie, son être quant à lui, était bien plus que fatiguer. Il avait hâte qu’ils rentrent pour discuter, se mater des films pour qu’il puisse enfin reposer son esprit tranquillement en fermant les paupières pour seulement écouter les paroles des protagonistes, cela serait résolument suffisant pour qu’il puisse le lendemain de nouveau être plus ou moins d’attaque. Si Min Soo savait cela, sans aucun doute qu’il lui ferait avaler ses somnifères sans préavis, qu’importe si son sommeil par la suite allait être tourmenté, cauchemardesque malgré son état de légume tant la dose serait résolument assez forte pour endormir un éléphant.

Bref comme toujours et à chaque fois qu’il venait voir Xue Jian, il avait fait en sorte de plaisanter comme toujours, faisant genre que Nana était résolument l’être le plus tyrannique sur terre tant cette dernière ne leur laissait aucun instant de répit. Ce qu’elle n’était en fin de compte nullement responsable et il était évidant que ce dernier n’allait résolument point se faire avoir par une technique aussi peu crédible de détourner le fait qu’il n’avait au fond aucun mérite d’être présent à l’heure aujourd’hui. Il ne pu s’empêcher de sourire au coin lorsqu’il vit ce dernier se retenir de rire, se sentant satisfait d’avoir une telle réaction de sa part alors que ce dernier lui lançait qu’il avait comprit que c’était le lot des idols d’être maltraités par leurs managers tyranniques. Il ajouta qu’à chaque fois qu’il lui en parlait il bénissait le ciel de partager son lit avec un médecin et non un mannequin tel que Min Soo l’avait été auparavant. A cette réponse un sourire se figea sur ses lèvres alors qu’il songeait à cette période où son cousin avait été ce fameux don juan qui enchainait les conquêtes comme on change de chemise, se rappelant ô combien il s’était toujours senti quelque peu dépassé par cela. Lui n’ayant connu qu’une relation amoureuse à cette époque, innocente de plus est, était alors bien incapable de comprendre son comportement vis-à-vis de cela, ce encore que maintenant, n’ayant résolument point perdu son innocence dans les bras de quiconque, n’envisageant même pas la chose encore. Peut être était-il en retard par rapport au jeune de son âge ? Qui sait ? Au fond quelle importance, il n’était pas présent en ces lieux pour songer à cela.

C’est pour cela qu’il avait ajouté une plaisanterie de nouveau à ce sujet, lui demandant s’il comptait le faire rentrer ou lui faire établir ses quartiers dans le couloir. Qui sait après tout, peut être qu’une des voisines de son cousin souhaiterait bien lui offrir le gite et un bon diner en échange de sa présence à ses côtés pour une nuit. Une nuit qu’il passerait sans aucun doute à la faire rire et l’amusait comme il savait ô fort bien le faire… bien loin de l’idée qu’on pourrait se faire de la présence d’un jeune homme bien battit dans la résidence d’une belle demoiselle à la fleur de l’âge. C’est pour cela que cette idée était amusante de sa part mais son ami coupa court à ses élucubrations pour l’informait que ses quartiers étaient déjà installés à côté des siens, dans un endroit stratégique : devant la télévision. A cette pensée, il rit doucement alors qu’il levait son pouce en l’air en répondant simplement, le sourire aux lèvres.

« Très bon choix mon ami, le meilleur endroit pour établir ses quartiers, bien mieux que l’éventualité qui se présentait à moi. T’as géré comme toujours, la classe ! »

Babo c’est résolument le terme qu’il convenait pour expliquer son comportement enfantin actuellement mais il savait que Xue Jian, n’irait jamais reprouver cela. Cela devait lui faire un peu de bien d’avoir un peu, beaucoup de légèreté, d’enfantillage dans son quotidien. Une habitude qu’il avait sans aucun du perdre lors de l’absence de son cousin qui pouvait se montrer parfois capricieux et irresponsable sur certaines choses. Il entra donc dans l’appartement de son ami en passant devant lui alors qu’il ajoutait qu’il n’avait pas besoin de s’occuper des voisines qu’elles n’en avaient que pour son cousin et que de plus ait, il était probablement trop jeunes pour elles. Sans aucun doute pensa-t-il. Comparé à son cousin et son compagnon, il était résolument à la fleur de l’âge. Il manqua même de soulever la chose lorsque son ami ajouta que peut être ce dernier s’était amusé avec ces dernières avant sa venue, qui sait ? Lorsqu’on connaissait son cousin, l’idée était fortement probable. Il se souvenait ô combien il était populaire et très charmeur à une époque. Sans aucun doute qu’il faisait parti des genres de personnes qu’il se devait d’interpréter pour son prochain cours d’arts dramatiques : un garçon qui profitait pleinement des joies de la vie sans jamais s’engager? Qui sait ?

A peine venait-il d’entrer dans le dit lieu qu’il remarqua aisément que son ami avait tout soigneusement préparé avec énormément de zèle. Avec tout ce qu’il y avait à manger et à boire, ils avaient de quoi festoyer durant toute la soirée. Comme à d’habitude, il pouvait voir ô combien son ami avait travaillé pour l’accueillir dignement et il ne pu que sourire d’autant plus alors que son ami lui lançait qu’il connaissait la formule, qu’il faisait comme chez lui si ce n’est qu’il devait éviter de faire des dégâts.

« Tss… à t’entendre parler on dirait que je suis qu’un gamin de douze ans qui attends qu’un instant d’inattention de ta part pour te faire une mauvaise farce ou pour briser le vase hideux qui orne le salon. » Lança-t-il avec une pointe de malice dans le regard alors que de nouveau sa voix se faisait un peu boudeuse.

Sans attendre une quelconque réaction de la part de son ami, il se dirigea vers le lieu de la fête pour déposer son sac à côté de son matelas personnel. Matelas facile à reconnaitre puisqu’il était le seul à ne pas avoir d’appareil conçu pour faciliter la respiration durant le sommeil, qu’utilisait son ami à cause des problèmes respiratoires, peut être même lié à sa maladie. Dans tous les cas, cet appareil lui permettait souvent de rester plus ou moins conscient toutes les nuits qu’il passait là, évitant ainsi à son ami de le retrouvé en sueur froide, les larmes aux yeux avec cette respiration haletante comme s’il avait fait face au diable en personne. Ayant déposé ses affaires et s’étant débarrassé de son gilet qu’il portait à son entrée, il s’assit sur l’un des cousins qui faisait face à la table basse pour regarder les DVD que son ami avait préparé.

« Dans tous les cas, comme toujours tu as soigneusement tout préparé, Xue Jian… mais j’espère que cela ne te demande pas trop de risque vis-à-vis de ta maladie, ne ? Je ne voudrai pas qu’il t’arrive malheur par ma faute… » Lança-t-il dans une petite voix soucieuse et assez fébrile. Remarquant cela, il se massa doucement la nuque du bout de ses doigts alors qu’il ajoutait simplement pour rapidement changer de sujet.

« Au fait, je ne te l’ai pas dis lors des échanges de nos mails ou appels mais en ce moment tout le groupe, on est en train d’apprendre le chinois pour pouvoir échanger quelque peu avec nos fans chinoises lors de la tournée qui va nous attendre à la fin de l’année. Tu verras sous peu je parlerai aussi facilement le coréen, le japonais et l’anglais que le chinois… je suis trop un génie, tu vois ? »

A ses mots, il tira la langue avec malice, alors qu’il s’attendait déjà de recevoir une pique bien amicale de son ami à ce sujet, venant plus ou moins le remettre à sa place. En attendant, il se contenta de prendre un des DVD chinois entre ses doigts pour le détailler du coin de l’œil, tâchant de déchiffrer l’écriture. Une affaire loin d’être mince à faire mais qu’importe…



the real charm of the actor,is to admit publicly that he is really the character.
Even though I can’t say it right now, even when I keep getting nervous looking at you. I always think of you... You don’t know yet, you don’t know my love... but I just need you...
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Song Xuejian
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MessageSujet: Re: Family is not only by blood...   Dim 29 Avr - 21:41

Song Xuejian n’est pas une personne que l’on remarque dans la rue. Son style est tout à fait banal, il est si timide qu’il bénéficie d’une incroyable capacité à se fondre dans la foule. Il va faire ses petites choses usuelles – l’épicerie, aller se documenter à la bibliothèque pour son écriture ainsi qu’aller au petit café du coin pour justement écrire- puis retourne à la maison. Il se ferait sûrement remarque par sa belle voiture électrique, une Nissan LEAF que Min Soo avait fait importer du Japon un an et demie plus tôt, unique à Séoul, où elle n’était pas commercialisée. Le but n’était pas de montrer à tous qu’il couchait avec un médecin riche, le but était d’être écologique… mais il se faisait remarquer malgré lui.

Pourquoi publier ses livres s’il ne veut pas se faire remarquer? Ce n’était pas son idée, mais celle de Min Soo. Idée qui n’était pas étonnante considérant comment le Coréen aimait se démarquer : son passé de mannequin, sa brillante carrière de médecin sans oublier l’allure qu’il se donne dans son VUS de luxe… il voulait que Xuejian brille aussi, que le Chinois sorte de l’ombre, pourtant Xuejian voulait y rester. Comment Min Soo l’avait convaincue? Ça, c’est des secrets de couple!

Souvent il se sentait comme s’il n’avait pas sa place dans la famille Park… on connaissait déjà la lumière qui brillant sur l’aîné, mais la petite Soo Jin était adorée du public dans toutes ses téléséries…. Sans oublier Il Wook, dont le groupe connaissait des ventes d’albums assez impressionnantes. Ils étaient tous la cible des projecteurs et Xuejian, lui, les fuyait… Non, il n’avait pas sa place, mais on lui en avait fait une et il y tenait.

Une autre chose qu’il avait remarqué chez les Park, c’était leur côté enfantin. Xuejian avait un conjoint qui savait bien s’en servir, donc gérer avec Il Wook n’était sûrement pas un problème, même lorsqu’il faisait des plaisanteries comme celles qu’il faisait depuis son arrivée. Changer les idées de Xuejian? Pas vraiment réussi… Il pensait à Min Soo 24 heures par jour, 7 jours par semaine et 52 semaines par année… Il serait probablement retourné en Chine si cela n’avait été de son amour pour Min Soo. Au contraire, une certaine remarque eut l’effet contraire : Il s’offusqua presque… Si Xuejian pouvait s’offusquer.

« Tss… à t’entendre parler on dirait que je suis qu’un gamin de douze ans qui attends qu’un instant d’inattention de ta part pour te faire une mauvaise farce ou pour briser le vase hideux qui orne le salon. »

« Ce vase a coûté une fortune à ton cousin. C’est une pièce d’art chinois qui a plus d’années d’existence que toi, jeune homme. »

Son ton était calme, mais on voyait qu’une corde sensible avait été touchée. Il était un Chinois exilé en Corée, à qui sa patrie natale manquait atrocement. Il n’avait plus personne avec qui parler en Mandarin sauf lui-même. Personne ne comprenait ce qu’il écrivait et il devait se casser la tête pour utiliser l’alphabet hangeul correctement. Il était si souvent la cible de mauvaises plaisanteries du fait de ses origines qu’il parvenait à peine à contenir sa rage. Min Soo avait tout fait pour intégrer la nationalité de Xuejian dans leur vie… en utilisant le Mandarin dans la maison ou en achetant de nombreuses œuvres d’art chinoises, par exemple. Maintenant que « Min Xiu » n’était plus là, seules les œuvres d’art étaient là pour rassurer le Chinois.

Il s’était rapidement calmé, heureusement, ce n’était pas dans sa nature de rester froissé plus longtemps que nécessaire. Il s’installa sur son propre matelas avec un soupir, prenant un pied pour le rapprocher de lui et se masser la cheville. Comme de raison, Il Wook lui fit un compliment ainsi qu’un commentaire qui avait toute sa pertinence vu ce que Xuejian faisait à l’instant même.

« Dans tous les cas, comme toujours tu as soigneusement tout préparé, Xue Jian… mais j’espère que cela ne te demande pas trop de risque vis-à-vis de ta maladie, ne ? Je ne voudrai pas qu’il t’arrive malheur par ma faute… »

« De risque? Bon sang, Wookie…. J’ai un trouble de coagulation… Il ne faut juste pas que je me blesse. Aller faire les courses et faire du ménage, j’ai fait ça toute ma vie! Je sais, je sais, Min Soo faisait paraître ça pire que c’était, il y a deux ans, mais j’avais déboulé les escaliers et avait fait une grave hémorragie qui, vu ma maladie, a bien failli me coûter la vie. J’ai causé une frousse assez intense à ton cousin cette fois-là je suis bien d’accord… mais depuis ma hanche ne bloque plus et ma médication est meilleure pour mon problème de coagulation. »

Il soupira et se passa la main dans les cheveux en se mordant la lèvre avant de continuer en pointant l’appareil qui hantait le salon.

« Quant à lui, j’en ai seulement de besoin la nuit. Avant je dormais sans, et si j’en avais de besoin Min Soo me l’installait sans me réveiller, mais comme il n’est plus là pour le faire, je ne prends pas de chances… Enfin ce n’est pas si grave que ça. Certaines personnes arrêtent de respirer pour quelques secondes dans leur sommeil. Dans mon cas, j’ai juste de la difficulté à respirer, donc cela peut nuire à mon sommeil et ainsi j’ai moins d’énergie. Pour répondre à ta question, je n’ai pas pris le moindre risque pour préparer tout cela, non. »

Un autre soupir alors qu’il étire de nouveau sa jambe, posant une main sur la hanche mentionnée tout à l’heure, cette hanche cicatrisée mais toujours aussi capricieuse, seul héritage laissé par son père qui l’aurait probablement battu jusqu’à ce que mort s’en suive s’il en avait eu l’opportunité. Elle était guérie oui, mais restait souvent capricieuse tout de même, malgré ce qu’il disait à tout le monde à ce sujet. Seul Min Soo connaissait le véritable état de la fameuse hanche, mais il avait apporté ce savoir dans le coma avec lui…

Le sujet fut rapidement changé une fois son monologue terminé, approchant un sujet qui l’intéressait beaucoup : Origine apprenait le chinois.

« Au fait, je ne te l’ai pas dit lors des échanges de nos mails ou appels mais en ce moment tout le groupe, on est en train d’apprendre le chinois pour pouvoir échanger quelque peu avec nos fans chinoises lors de la tournée qui va nous attendre à la fin de l’année. Tu verras sous peu je parlerai aussi facilement le coréen, le japonais et l’anglais que le chinois… je suis trop un génie, tu vois ? »

Dans sa tête, il entendit cette petite voix irritée demander « mandarin ou cantonais »? car le chinois en soi n’est pas une langue. Il n’existe pas loin de 1000 dialectes en Chine mais les gens de l’extérieur ne semblaient pas le savoir. Oui, il y avait le chinois – l’écriture – que tout le monde se partageait malgré le millier de dialectes. Pour communiquer avec 1,4 milliard de personne, pratique d’avoir un seul système d’écriture. Cependant, il garda son commentaire pour lui-même, il n’avait pas la confidence de le dire à voix haute. S’il l’avait, il serait probablement un fervent combattant contre les stéréotypes et mauvaise connaissances envers la culture chinoise. Il était si fier de ses origines, si fier d’être le descendant d’une civilisation vieille de plus de 4000 ans…

« Ton cousin apprend le Mandarin depuis des années et encore aujourd’hui je le corrige une fois par semaine… Je ne peux que te souhaiter la meilleure des chances dans ton apprentissage… »

Son ton était très doux, comme d’habitude, preuve de sa sincérité. Il était vrai que Min Soo parlait Mandarin depuis longtemps, et qu’il faisait encore des erreurs… lorsqu’il était conscient.

Alors qu’Il Wook se dirigeait vers les DVDs, le téléphone de la maison se mit à sonner. Xuejian sursauta et se précipita vers la cuisine, où il avait laissé le téléphone sans fil lorsqu’il avait mis l’épicerie dans le garde-manger et le frigidaire. Il prit un instant pour regarder le numéro et son cœur fit un bond : sur l’afficheur brillait le numéro de l’hôpital. Il répondit alors que sa main tremblante tenait l’appareil contre son oreille.

« Oui? »

Il croyait que c’était enfin un nouveau médecin qui lui avait été attribué comme il avait demandé un rendez-vous quelques jours plus tôt, mais alors qu’il écoute ce qu’on lui dit au téléphone, il se rend compte que c’est tout autre chose. Ses jambes tremblaient alors qu’il tenait plus fort le téléphone, puis il écrasa parterre dans la cuisine, ses yeux se remplirent de larmes.

« Je… Merci, Jin Hyun… »

Il laissa sa tête se fracasser contre les armoires de la cuisine, oubliant complètement qu’il avait un possible auditoire dans le salon. Tout ce qui importait, c’était ce que l’on lui disait au bout du fil. Jin Hyun, ce collègue de Min Soo, celui qui lui avait annoncé la nouvelle de l’accident, était également celui chargé de lui en annoncé une autre.

« Quand pourrais-je….? »

Son coréen était pire que d’habitude, son cerveau ne pouvant tolérer autant d’effort pour autant contenir son émotion que faire fonctionner sa capacité de parler coréen. Il devait se concentrer de façon très intense pour ne pas se mettre à parler en Mandarin.

« Tu…. Comprends pas… J’ai besoin de le voir. »

Une autre pause ou il écoutait ce qui lui était dit. Il étouffa un sanglot avant de faire quelque chose qui était terriblement surprenant venant de lui.

« JE ME FOUS DES TESTS! »

Xuejian qui était reconnu pour parler tout doucement, discrètement. Pour qu’il soit en train de crier, cela n’était qu’une des nombreuses preuves de son émotion, de ce qui l’ébranlait. Au moins il écoutait toujours ce qui lui était dit, ce qui ne dura plus très longtemps avant qu’il ne raccroche et se mette à pleurer pour de bon. De gros sanglots très bruyants, qui ne prenaient pas du tout compte de la personne qui était avec lui dans le sublime condo.

« Wo de ai… »

Ces trois mots, qui se traduisent par ‘mon amour’, confirmaient la raison de ses larmes : on venait de l’appeler par rapport à Min Soo. Cet homme à qui il devait son actuelle façon de vivre, cette personne pour qui il était spécial. Il existait au moins une telle personne dans ce monde… et Xuejian venait d’avoir des nouvelles sur son sort.

Une fois la vague de larmes calmée, il essuya ses yeux qui continuaient d’être humides – il était difficile pour lui de cesser de pleurer une fois qu’il avait commencé – puis se releva, ses jambes toujours aussi tremblantes sous l’émotion alors qu’il se souvenait soudainement qu’il y avait quelqu’un dans le salon qui avait tout entendu de son explosion émotive et vocale. Sa respiration était encore à pic et il se dit rapidement qu’il devait se compter chanceux de ne pas s’être blessé en tombant parterre ou en laissant sa tête tomber vers l’arrière jusqu’à ce qu’elle soit arrêtée par les panneaux d’armoires. Il n’était pas le temps de se causer des saignements qui le mèneraient à l’hôpital pour de mauvaises raisons. Pas ce soir.

Il marcha lentement vers le salon, un sourire sur ses lèvres malgré ses yeux tous humides. Il regarda Il Wook, et sa voix commença à trembler alors qu’ils cherchait les bons mots pour exprimer ce qui venait de lui être annoncé.

« Jin Hyun… le collègue de Min Soo à l’hôpital, vient de m’appeler…. Min a commencé à… »

Il prit une grande respiration et regarda autour comme s’il ne croyait pas lui-même ce qu’il s’apprêtait à annoncer.

« Il a commencé à montrer des signes de réveil!!! »

S’il aurait pu, il se serait probablement mis à danser, mais ses jambes tremblants n’étaient pas d’accord avec l’idée, mais pas du tout. La preuve? Il se tenait contre le mur pour ne pas écraser parterre de nouveau.

« Son cerveau est presque qu’entièrement guéri du trauma de l’accident, tu réalises?! Je n’arrive pas à y croire! »

Puis c’était comme s’il venait d’être victime d’une soudaine idée, il retourna les yeux vers la cuisine.

« Je dois appeler ton oncle et ta tante… mais comment vais-je leur annoncer?! »

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Park Il Wook
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Mais IRP, j'ai pour avatar : Son Dong Woon [BEAST]Je suis âgé(e) de : 27Mon nombre de récits postés sur le forum est de : 360Je suis présent(e) sur le forum depuis le : 14/02/2012
MessageSujet: Re: Family is not only by blood...   Dim 6 Mai - 13:59

« Le rire est une bouée de sauvetage », cette citation de Michel Serrault était résolument une phrase qui convenait parfaitement à la situation du jeune homme qu’il était. Quand bien même son malaise était imperceptible aux yeux de ses proches, amis, le jeune homme qu’il était, était loin d’aller aussi bien que tout le monde pouvait le supposer, lui y compris. Cela faisait des années qu’il fuyait une réalité qui pourrait le détruire, qui aurait la faculté de le changer totalement et venir faire mourir cette image si enfantine et douce qu’il se trouvait être. Lâche, son âme semblait l’être depuis sa plus tendre enfance, tâchant toujours d’atténuer la dureté des épreuves de la vie, l’obligeant à adopter une attitude positive, presque inconsciente sans aucun doute pour certaines personnes de son entourage. Il n’avait pas pour coutume d’abandonner, de laisser la fatalité s’installer dans son quotidien, son inconscient ne semblait nullement lui accorder cette possibilité. Il luttait donc corps et âme pour être cet homme si plein de vie et à la bonté de cœur si extrême qui n’avait de cesse de sourire et de consoler peut être les âmes désolées qui ne vivait que dans la douce chaleur des ténèbres qui plongeaient leur vie dans un pessimisme déconcertant. Sans aucun doute que si la vie ne l’avait pas pourvu d’un petit semblant de courage de continuer d’avancer, il en aurait été de même pour son présent. Au décès de Mee Na, il aurait pu alors se renfermer sur lui-même, pleurant et désolant à jamais la perte de cette femme qu’il avait profondément aimé qu’importe si son amour à son égard avait été trop innocent pour que certaines personnes lui accorde le bénéfice du doute. Aux yeux de bons nombres de personnes de sa connaissance, il avait pleinement prit conscience qu’il s’agissait pour eux que d’une légère perte mais cela n’avait point été son cas.

Ce jour là, il lui était à tout jamais impossible de l’oublier quand bien même ses sentiments naissant pour une belle demoiselle venait atténuer la peine de sa perte. Seulement elle occupait toujours ses esprits à l’heure actuelle quand bien même son cœur s’entichait d’une autre comme l’avait toujours voulu, prémédité ses proches. Oui, son cœur lui était déloyal, désireux d’avoir la possibilité d’offrir sa tendresse et son amour à une autre qui pourrait le rendre heureux, le faire trembler de tout son être mais il n’en restait pas moins que cette demoiselle demeurait là au creux de ce dernier. Un sentiment qu’il ne pourrait jamais oublier, tant ce dernier se trouvait graver en lui en encre indélébile. Mee Na lui avait apporté tant de bonheur, d’amour et de tendresse, elle avait été tel un ange dans son existence et c’est en souvenir pour elle qu’il travaillait si dur pour mener à terme ce doux rêve qu’avait été le sien. Il est donc évidant qu’il avait pleinement conscience que sa présence aux côtés de Xue Jian ne parviendrait pas à lui faire oublier la tristesse, possible détresse qu’il vivait quotidiennement en souhaitant que le téléphone sonne pour qu’on lui dise que l’attente était finie et que Min Soo avait montré des signes de vie, mais il espérait être en mesure de l’amuser assez pour le faire rire un tant soit peu. C’est pour cela qu’il agissait de façon si malicieuse, si taquine, si enfantine avec ce dernier risquant peut être même d’aller trop loin… ce qui sembla être le cas présentement. A peine avait-il murmuré dans un ton quelque peu malicieux qu’à l’entendre parler on aurait l’impression qu’il était un gamin de douze ans qui attendait qu’un instant pour faire une mauvaise farce ou pour briser le vase dieux qui orne le salon, citant cela comme une référence plus qu’en parlant des vases qui ornaient le salon à proprement parler, il entendit la voix calme mais tranchante, limite offusquée du plus vieux lui dire que le vase avait coûtait une fortune à son cousin et qu’il s’agissait d’une pièce d’art plus vieille que lui.

A cette remarque son nez se renfonça alors qu’il se sentait quelque peu blessé, offusqué lui-même de le voir tant sur la défensive et cela ne fit que se confirmer par la suite alors que le compagnon de son cousin s’était installé sur son matelas. Par simple inquiétude, il avait seulement voulu s’assurer que son ami ne risquait rien mais il devait croire qu’il s’y prenait comme un pied puisque ce dernier lui lançant une énième remarque dont il n’écouta pas les deux tiers tant son être avait préféré ne pas l’entendre. Telle une huitre, il se referma durant cet instant pour laisser son regard flâner dans la pièce sans s’arrêter sur ce dernier. Pourquoi ? Disons que son orgueil avait été froissé par la réaction de son ami et que la froideur, le ton moraliste de ses mots ne faisait que l’irriter, l’offusquer d’autant plus. Il ne voyait pas où il avait été en tort dans cette affaire, il avait juste plaisanté et tenté de se rassurer sur le fait que le compagnon de son cousin ne risquait vraiment rien, c’est tout. Il l’avait alors écouté d’une oreille quelque peu discrète tout en lui accordant de l’intérêt pour retenir l’essentiel et ne plus refaire cette erreur. Seulement il ne voulait nullement laisser ses nerfs le fermer complètement à tout bon sentiment de sa part alors il avait tenté de changer de sujet, de se pencher sur un sujet qui devrait en principe l’intéresser : son apprentissage de sa langue natale.

Cette remarque eut au moins le mérite de lui laisser pleinement entendre un ton plus doux qu’auparavant, signe évident qu’il s’était quelque peu défroissé, ce qui fit de même alors qu’il l’écoutait en prenant les différents DVD en main pour les regarder un à un. C’est à ce moment là que le son du téléphone se fit connaitre obligeant son hôte à aller décrocher au combiné de la cuisine qui se trouvait dans la pièce adjacente où ils se trouvaient. Il le laissa donc se rendre là bas pour décrocher alors qu’il observait un à un tous les titres des films qu’il avait sous ses yeux. C’est alors qu’il entendit un bref bruit sourd, alertant ses sens sans pour autant l’intimer à se rendre à l’endroit où se tenait son ami. Le bruit n’étant nullement un son de chute, il avait conclu qu’il pouvait tout simplement être un fait mineur comme une simple tape contre le plan de travail. Il était alors bien loin d’imaginer que Xue Jian avait à faire avec le médecin qui veillait sur l’état de son amant, de son cousin. Simplement et quand bien même n’avait-il point changé de place en étant seulement assit sur le matelas qui lui avait assigné, son oreille se prêtait au moindre bruit. En temps normal sans doute aurait-il prit la peine de se rendre jusqu’à la cuisine pour s’assurer que tout allait bien mais il ne voulait point risquer de l’exaspérée de nouveau.

Lors qu’il entendit la voix emplis de sanglot de son ami alors qu’il hurlait qu’il s’en foutait des tests, il fronça doucement et perceptiblement les sourcils, son inquiétude ne devenant que plus profonde. Le respect des convenances, l’obligea à rester assit pour laisser le jeune homme se remettre de ses émotions. Il n’avait aucune idée de l’identité de l’interlocuteur de son ami, ni même le contenu du message mais rien que par cette intervention, il se rendait compte que cela avait un rapport avec son cousin. A cette pensée, son cœur se serra alors qu’il s’efforçait de ne point songer au pire, se lançant qu’il ne pouvait s’agir d’une mauvaise idée, qu’il ne pouvait en être qu’autrement. Seulement l’inquiétude prit pleinement place en son être alors qu’il sentait son regard se froncer alors qu’il sentait une boule de stress se former au creux de son ventre. Il resta là alors à se mordre la lèvre inférieure, signe distinctif de son malaise tandis qu’il n’avait de cesse de relire pour une énième fois la liste des DVD qui se trouvaient sous ses yeux sans réellement le faire. Il était résolument incapable de dire ô combien de minutes s’écoulèrent entre cet instant et l’entente des bruits des pas de son ami qui revenait à lui alors qu’il lui tournait le dos. C’est donc dans un geste quelque peu calme mais qui laissait quand même apparaitre son inquiétude qu’il tendit son regard vers celui du jeune homme remarquant le sourire de ce dernier. Ce sourire, ses yeux humides… cela était bel et bien du à Min Soo, il n’en doutait point. Une impression qui se fit confirmer par les mots de ce dernier alors qu’il lui murmurait empli d’émotion que son cousin avait commencé à montrer des signes de réveil.

Cette donnée tourna en boucle dans son esprit alors qu’il semblait avoir du mal à cerner toute l’incidence de ses mots. Signes de réveil…signes de réveil… peu à peu, son esprit sembla enfin comprendre la portée de ces mots et un sourire tendre et rassuré se figea sur ses lèvres alors qu’il baissait le regard pour le poser sur le sol, quelque peu sonné. Nul être pouvait songer à quel point cette idée allégeait son âme qui n’avait eu de cesse de s’accabler d’être responsable de l’accident de son cousin. Il se mordit encore par reflexe la lèvre alors qu’il retenait quelques larmes libératrices de se faire connaitre, étant résolument incapable de dire le moindre mot ou exprimer plus franchement le bonheur que cette idée lui apportait. Il écouta alors en silence le compagnon de son cousin qui lui annonçait que le cerveau de ce dernier était presque entièrement guéri du trauma de l’accident, qu’il n’arrivait pas à y croire… lui non plus il devait reconnaitre. Pas qu’il doutait de la guérison de son cousin, qu’il pensait qu’il ne se réveillerait jamais mais plus par la soudaineté de la situation. Prit au dépourvu, il mit du temps à comprendre tous les mots, ce que souhaitait faire Xue Jian à la suite de cette nouvelle. Lorsqu’il lui informa qu’il devait appeler son oncle et sa tante, il réalisa que c’était la chose qui devait être faite, peut être mais ne fallait-il mieux pas vérifier la chose avant de l’annoncer comme une victoire. Pessimisme ? C’était bel et bien la première fois qu’il avait l’impression de l’être mais il avait tellement peur, là si près du but. Il se contenta alors seulement de secouer la tête pour chasser ses sombres pensées et s’intima à réagir, enfin, depuis le retour de ce dernier dans la pièce.

« C’est une formidable nouvelle, vraiment… » Murmura-t-il faiblement dans une voix brisée alors qu’il laissait échapper un rire faible, quelque peu crispé, poursuivant. « Désolé de ne pas être plus réactif mais c’est si soudain que je pense ne pas être encore en mesure d’en prendre pleinement conscience… »

Il savait que c’était idiot de réagir ainsi alors qu’il avait toujours été un des premiers à être persuadé de la guérison de son cousin et il ne manqua nullement de l’avouer alors qu’il avait glissé ses doigts dans ses cheveux pour se gratter nerveusement la tête en poursuivant dans un souffle court.

« Je suis vraiment heureux, vraiment… et je pense qu’il faudrait appeler ma tante et mon oncle… mais peut être ne vaudrait-il pas mieux se rendre à l’hôpital avant de confirmer la moindre nouvelle ? Je suis persuadé que c’est ce dont tu as le plus envie, non ? »



the real charm of the actor,is to admit publicly that he is really the character.
Even though I can’t say it right now, even when I keep getting nervous looking at you. I always think of you... You don’t know yet, you don’t know my love... but I just need you...
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Song Xuejian
Romancier

Mais IRP, j'ai pour avatar : Han GengJe suis âgé(e) de : 32Mon nombre de récits postés sur le forum est de : 74Je suis présent(e) sur le forum depuis le : 28/02/2012
MessageSujet: Re: Family is not only by blood...   Jeu 12 Juil - 4:10

Pour Xuejian, son conjoint était toute sa vie. Depuis tout petit il avait cruellement manqué d’amour, même que son père l’avait déjà battu sans aucune retenue, n’aurait aucunement hésité à le battre à mort si Xuejian ne se serait pas sauvé par pur instinct de survie. Oui il avait eu sa nounou qui l’avait dorloté, sa grand-mère qui avait tenté de combler le vide laissé par la mort de sa mère à sa naissance, cela n’avait jamais semblé suffisant. Lorsqu’il avait quitté la Chine pour débuter une nouvelle vie en Corée, il s’était retrouvé seul, sans personne pour l’épauler, sans personne pour l’aider à s’adapter. Les appels interurbains vers la Chine coutaient une fortune, ce qu’il n’avait pas, donc il ne s’était contenté que de quelques lettres à cette chère Xiaoyun, cette chère nounou qui s’inquiétait atrocement pour lui.

Puis Min Soo était arrivé dans sa vie. Au début un simple colocataire, il avait tout de suite aidé Xuejian dans son apprentissage du Coréen et s’était avéré une source d’amitié dont l’immigrant avait bien besoin. Un peu d’acceptation, un peu de soutien, c’était bien suffisant pour lui… Comment aurait-il pu se douter qu’il en voudrait plus un jour? Comment savoir qu’un jour, Min Soo le plaquerait contre un mur avec la ferme intention de pousser leur relation à un niveau bien différent et qu’il se laisserait faire comme s’il n’avait pas la moindre force pour repousser l’autre homme? Comment prévoir qu’en laissant Min Soo le posséder le temps d’une nuit, il se retrouverait à en souhaiter d’autres comme celle-là? Il n’y avait aucun moyen. Pourtant il avait laissé aller les choses, se retrouvant dans le lit de son colocataire plus souvent que son cœur ne pouvait le supporter, mais son corps pouvait se contenter de ce type d’attention si c’était tout ce que l’objet de son amour pouvait lui offrir. Cependant, cela n’était pas tout ce que Min Soo pouvait lui offrir et lui apporter. Un soir de décembre, ils avaient enfin franchi une nouvelle étape, celle de s’avouer leurs sentiments mutuels, et c’est ce soir que le sublime Coréen devint le centre de l’univers de Xuejian. Pour ne pas dire son univers tout entier, même.

Aujourd’hui Xuejian se souvient des deux années qui ont suivi comme étant les deux plus belles de sa vie. Oui, il y avait eu des moments assez dramatiques – comme ce jour où il avait déboulé les escaliers de leur ancien édifice à logements, bien qu’il ne s’en souvienne pratiquement pas par lui-même, Min lui avait tout raconté – mais il y avait surtout eu des moments de bonheur excessif et d’amour à profusion. Lorsque ce bonheur lui glissa entre les doigts, lorsque Min Soo passa si près de perdre la vie dans ce fichu accident, il avait sombré dans une dépression des plus profondes… des jours complets passés dans son lit à pleurer, à devoir sans cesse supporter son cerveau qui lui rappelait sans cesse des souvenirs de moments incroyables passés dans cette chambre… de merveilleux souvenirs de nuits passionnées où il ne s’était jamais senti aussi aimé que lorsqu’il ne faisait qu’un avec la personne avec qui il avait choisi de partager sa vie… souvenirs de comment Min Soo avait l’habitude de déposer un baiser sur la cicatrice de sa hanche lorsque cette dernière faisait mal… ou encore des souvenirs de ces moments où il n’arrivait pas à sortir du lit par lui-même, trop malade ou encore trop épuisé, et où son amant l’en extirpait tout doucement avant de le plonger dans la baignoire pour laver et masser son corps endolori…

Cela avait été une année si difficile pour lui, de réapprendre à vivre sans cet amour. Il l’avait terriblement bien caché, il avait continué à écrire ses livres sans trop que son écriture souffre autant que son cœur. En fait, cela avait été une échappatoire… Ça, et les soirées avec Il Wook. Il ne s’attendait sûrement pas à ce que l’une de ces soirées en soit une où il recevrait cet appel chamboulant de Jin Hyun, lui annonçant que Min Soo se réveillerait probablement d’ici quelques jours.

Il ne s’attendait pas à une réponse si assommée de la part du cousin de son amoureux lorsqu’il lui avait annoncé la bonne nouvelle. Lui-même avait réagi terriblement fort par une crise de larmes et des cris dans le combiné du téléphone… Il Wook avait une réaction complètement contraire. Lorsqu’il mentionna aller à l’hôpital avant même d’appeler les parents de Min Soo, il eut un grand moment d’hésitation, puis soupira.

« Oui, c’est ce dont j’ai le plus envie… mais c’est injuste de garder la bonne nouvelle à nous seuls. Je fais confiance à Jin Hyun… c’est lui qui a traité Min Soo du début à la fin. S’il me dit qu’il y a des signes de réveil… Je me dois de le croire. »

Sur ce, il ramassa la téléphone et appela sa belle-famille, pour se retrouver avec comme unique réponse celle de la boite vocale. Il soupira et raccrocha avant de composer un autre numéro.

« Oui, est-ce que je pourrais parler au Docteur Park Jin Hyun, s’il vous plait? C’est Song Xuejian… j’appelle pour Park Min Soo… »

Il parut attendre un bon moment.

« Jin Hyun? C’est Xuejian… Je m’en viens voir Min Soo, mais j’ai son cousin Il Wook avec mo… »

Il fut interrompu et écouta la réponse avec un grand découragement d’affiché dans le visage.

« Okay… Non je comprends. Merci… J’arrive bientôt. »

En raccrochant, il se tourna vers son cousin par alliance avec un sourire triste.

« Je dois y aller seul, par contre… On est hors des heures de visite, Jin Hyun fait une exception pour moi… Prends ton temps pour ramasser tes trucs, mais n’oublie pas de barrer la porte en repartant… Je reste au chevet de Min pour la nuit. »

En disant cela, il se dirigea vers la porte et quitta le condo, je retenant de courir jusqu’à l’ascenseur.




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